Pourquoi les genoux font plus mal avec l’âge, et comment les ménager

Genou sollicité dans un escalier
Image d'illustration. Les gestes courants pèsent sur les genoux. — ADN

Avec l’âge, cartilage, muscles et ligaments protègent moins bien le genou. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut limiter les dégâts au quotidien.

En bref

  • Le genou vieillit vite avec l’usure
  • Le sport bien choisi peut protéger
  • Une gêne légère mérite attention

Se relever du canapé avec une petite grimace, on connaît. Avec l’âge, le genou devient souvent plus raide, plus sensible, parfois franchement douloureux. Ce n’est pas juste une impression, cette articulation cumule plusieurs fragilités au fil des années.

Ce qui change vraiment dans le genou avec les années

Le problème, c’est que le genou est une mécanique complexe. En vieillissant, les muscles qui le stabilisent perdent en force, la densité osseuse baisse, le cartilage qui amortit les frottements s’amincit, et les ligaments deviennent moins souples.

Résultat ? De la raideur, de la douleur, et une mobilité qui recule peu à peu. Pas de quoi paniquer, mais on comprend mieux pourquoi certains gestes du quotidien deviennent moins fluides.

Les gestes et habitudes qui augmentent le risque

Tout ne vient pas de l’âge. Le surpoids, des chaussures qui soutiennent mal le pied et les mouvements répétés qui sollicitent beaucoup les articulations peuvent aussi accélérer l’usure.

On pense parfois que cela concerne seulement les sportifs qui poussent loin. Pas vraiment. Des chercheurs en France ont observé en 2021 que les pratiquants de parkour subissaient en moyenne 1,7 blessure au genou ou à la cheville pour 1.000 heures d’entraînement. Chez les danseurs de haut niveau, les atteintes du genou, dont les déchirures du ménisque, comptent aussi parmi les blessures les plus fréquentes.

Et les mouvements avec impact ou pivot sont particulièrement exigeants. Une lésion du LCA peut éloigner un footballeur du terrain jusqu’à un an. Plus embêtant encore, les travaux cités montrent que 10 à 20 ans après cette blessure, une personne sur deux développe une arthrose liée au dommage initial.

Courir n’est pas forcément l’ennemi qu’on imagine

La course a mauvaise réputation pour les genoux. Pourtant, les données sont moins alarmantes qu’on l’entend souvent. Une étude de 2017 n’a pas trouvé de différence significative de risque d’arthrose du genou entre coureurs et non-coureurs.

Mieux, l’activité physique semble plutôt protéger les articulations, y compris quand elle met le corps en charge. Une étude de 2023 indique que les personnes qui font du renforcement musculaire ont un risque d’arthrose inférieur de 20 % à celui de celles qui n’en ont jamais fait.

Les réflexes simples qui peuvent aider

Renforcer les muscles autour du genou, notamment les quadriceps, semble utile. De bonnes chaussures amortissantes et une activité physique régulière comptent aussi pas mal.

Mais le point le plus concret, c’est peut-être celui-ci, ne laissez pas une petite gêne s’installer. Une douleur légère peut évoluer vers un problème plus durable. Si le genou fait mal, une genouillère peut aider, et la natation, parce qu’elle ne met pas l’articulation en charge, pourrait favoriser la récupération après de petites blessures et limiter les soucis à long terme.

Monique Lefèvre

Spécialiste Santé

Nutritionniste à la retraite du nord de la France.

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