Cartilage à l’âge adulte, ce qu’on peut vraiment espérer encore

Coupe de genou montrant le cartilage
Image d'illustration. Le cartilage protège les articulations. — ADN

Le cartilage se régénère difficilement à l’âge adulte. Mais activité, poids, alimentation et parfois prise en charge médicale peuvent aider à le préserver.

En bref

  • Le cartilage adulte se répare difficilement
  • Prévenir l’usure reste le plus utile
  • Alimentation et suivi médical peuvent aider

On y pense souvent quand un genou craque, quand descendre un escalier devient moins agréable, ou après une séance de sport mal encaissée. Le sujet mérite qu’on s’y arrête, parce que le cartilage protège les articulations et les os contre les chocs, les frottements et les impacts. Et quand il s’abîme, les choses se compliquent vite.

Quand les articulations commencent à rappeler qu’elles existent

Le cartilage peut se dégrader avec l’âge, après une pratique sportive inadaptée, ou quand l’alimentation ne suit pas. C’est sur ce terrain que des problèmes comme l’arthrose ou la chondromalacie apparaissent. Le point important, c’est que sa régénération à l’âge adulte reste difficile.

Pas impossible à soutenir, mais difficile quand même.

Le vrai levier, c’est surtout d’éviter l’usure

On ne bloque pas le temps qui passe. En revanche, on peut arriver à l’âge adulte dans de meilleures conditions avec un mode de vie sain, une vie active et une attention particulière au surpoids ou à l’obésité, qui pèsent sur les articulations.

Le sport aide, clairement, mais pas n’importe comment. Si vous avez souvent mal au genou, mieux vaut éviter les disciplines à impact comme le running, le padel ou le basket. La source cite plutôt la natation et le yoga, plus doux pour les articulations. L’idée n’est pas d’arrêter de bouger, plutôt de bouger de façon plus adaptée à son histoire physique ou à son dossier médical.

Dans l’assiette, certains nutriments comptent vraiment

L’autre pilier, c’est l’alimentation. Bien s’hydrater, apporter des vitamines A, C et D, mais aussi du phosphore, du magnésium et de la lysine, aide à protéger naturellement le cartilage. Ces apports soutiennent aussi la nutrition de l’os, son métabolisme et son entretien.

La source donne des exemples très concrets. Pour la vitamine A, la carotte apporte 1346 µg pour 100 g. Le poivron rouge fournit 152 mg de vitamine C pour 100 g. Le thon grillé contient 25 µg de vitamine D pour 100 g. Quant aux graines de courge, elles apportent beaucoup de phosphore, 1233 mg pour 100 g, et de magnésium, 592 mg pour 100 g.

Et il y a la lysine, un acide aminé qui aide à absorber le calcium et à produire du collagène. On en trouve dans les légumineuses, les œufs, la morue, le soja, la gélatine et les viandes rouges. Les suppléments à base de collagène sont aussi présentés comme souvent efficaces, puisque le cartilage en contient déjà.

Et si ça ne suffit pas

Une option médicale existe lorsque le tissu cartilagineux est endommagé. Des médecins sont parvenus à le régénérer en prélevant des cellules souches dans la moelle. Mais ce type de méthode relève d’un spécialiste.

Bref, le message est simple. Mieux vaut protéger tôt que réparer tard. Et ça, au quotidien, passe souvent par des choix assez concrets.

Monique Lefèvre

Spécialiste Santé

Nutritionniste à la retraite du nord de la France.

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