On est nombreux à se poser la question en commençant la course. En réalité, courir affine plus souvent la silhouette qu’il n’épaissit les jambes.
En bref
- Courir ne grossit généralement pas les jambes
- Le début peut donner une impression trompeuse
- Génétique et alimentation comptent beaucoup
On connaît bien cette petite inquiétude quand on se met à courir. Les jambes deviennent plus fermes, parfois un peu plus « pleines », et on se demande si la course à pied affine vraiment ou fait l’effet inverse.
Dans la plupart des cas, la réponse penche du côté de l’affinement. Pas parce que le corps choisirait de puiser seulement dans les cuisses ou les mollets, justement non. Quand on perd de la graisse, la perte de graisse se fait de manière globale, avec une part de génétique qu’on ne pilote pas vraiment.
Ce que la course change vraiment dans les jambes
Courir augmente la dépense énergétique, et ça peut aider à faire évoluer la composition corporelle. Mais on ne décide pas de « maigrir des jambes » comme on coche une case. Ce que l’on voit le plus souvent, c’est une baisse progressive du tissu gras et un meilleur tonus musculaire.
Les muscles des jambes travaillent énormément. Mollets, ischio-jambiers, quadriceps, fessiers, tout le monde participe à chaque foulée. Sauf que ce travail-là ressemble surtout à un effort d’endurance, long, répété, avec une charge relativement faible. Résultat, on gagne surtout en efficacité et en résistance musculaire, pas en gros volume.
Pourquoi les jambes peuvent sembler plus grosses au début
C’est souvent là que le doute s’installe.
Au démarrage, les muscles s’adaptent. Il peut y avoir une légère inflammation, un stockage plus important de glycogène, un peu plus d’eau retenue. Les jambes paraissent alors plus remplies. C’est normal, et ça a tendance à se stabiliser avec le temps.
Autre point, plus subtil. Si la graisse commence à diminuer pendant que le muscle se tonifie, la jambe devient plus dessinée. Et une jambe plus définie peut, au début, donner l’impression d’être plus grosse. Bref, l’œil se trompe parfois.
Le type de course ne stimule pas les muscles de la même façon
Trois sorties tranquilles par semaine n’ont pas le même effet que des côtes, des sprints ou des séances explosives. Plus on ajoute de vitesse et de force, plus le stimulus musculaire grimpe.
Mais même dans ce cas, l’augmentation de masse musculaire reste en général modérée comparée à un entraînement conçu pour l’hypertrophie en salle. Pour la majorité des coureurs loisirs, on parle donc bien plus de jambes toniques que de jambes épaissies.
Alimentation et génétique, les deux grands arbitres
Il ne faut pas regarder la course toute seule. L’alimentation et le bilan énergétique global pèsent lourd dans la forme des jambes.
Et puis il y a la morphologie de départ. Certaines personnes ont naturellement une musculature plus développée, d’autres une structure plus fine. Deux personnes qui suivent exactement le même entraînement peuvent donc voir des changements très différents. Si vos jambes se transforment avec la course, ce n’est pas anormal. Le plus souvent, elles se raffermissent, et c’est déjà beaucoup.