Sport et peau: pourquoi l’effort ne protège pas toujours le visage

Sportifs courant au soleil et au vent
Image d'illustration. Le sport n’épargne pas toujours la peau. — ADN

Bouger reste une bonne nouvelle pour le corps, mais pas toujours pour la peau. Soleil, vent, sueur et exercice intense peuvent aussi la fragiliser.

En bref

  • Le sport n’aide pas toujours la peau
  • Le plein air peut la fragiliser
  • Hydratation et protection restent essentielles

On fait du sport pour aller mieux. Et pourtant, la peau n’en sort pas toujours gagnante, surtout quand l’effort est intense, répété dehors, ou concentré sur quelques grosses séances après de longues heures assises.

La peau ne profite pas automatiquement de tous nos efforts

Ce rappel bouscule un peu les idées reçues. Thomas Huxley disait que la grande tragédie de la science, c’est la mort d’une belle hypothèse sous l’effet d’un fait désagréable. Ici, le fait est simple: passé 50 ou 60 ans, l’activité faite chaque jour peut parfois être plus bénéfique que certains sports d’impact. Et même plus jeune, rester sédentaire toute la journée pour caser ensuite trois séances très intenses dans la semaine n’a rien d’idéal.

La peau suit cette logique. Quand le corps va moins bien, elle trinque aussi. Le manque de mouvement peut peser sur la circulation, mais l’exercice appuyé en extérieur a lui aussi son revers.

Le vrai point clé, c’est la régularité dans la journée

Ce qui ressort, c’est l’intérêt de grappiller des minutes d’activité cardiovasculaire au fil des heures. Se lever de son bureau, marcher un peu, mobiliser le dos et les épaules, respirer profondément. Pas spectaculaire. Mais utile.

Bon, ce sont de petits gestes, pas un programme héroïque. Ils offrent tout de même une forme de compensation à un corps qu’on laisse souvent immobile une bonne partie de la journée.

Pourquoi le sport en plein air peut marquer le visage

Courir, nager ou jouer au tennis dehors expose la peau au soleil et au vent. Avec le mouvement, la fine atmosphère d’air humide autour de l’épiderme se modifie. Si cette humidité disparaît trop vite, la perte d’eau par la peau peut augmenter et fragiliser l’épiderme. Cela se voit davantage chez les personnes qui parcourent de longues distances, en particulier les marathoniens.

Il y a aussi ce qu’on appelle la « runner face », autrement dit un visage plus mince, parfois plus terne. En cause, notamment, un effort très intense qui peut s’accompagner d’une forte dépense calorique et d’une baisse de la graisse sous-cutanée, ce soutien naturel de la peau.

Avant et après l’effort, les gestes qui comptent vraiment

Avant une séance, appliquer un produit hydratant peut aider à limiter la déshydratation. Et la photoprotection reste centrale, parce que les UV comptent parmi les principaux facteurs du vieillissement cutané et augmentent aussi le risque de cancer de la peau.

Le point à ne pas oublier, c’est la tenue du produit sur la peau. La sueur et les conditions de l’effort peuvent réduire la permanence du photoprotecteur, donc il faut respecter les consignes de réapplication prévues par chaque formule.

Au retour, on peut soutenir la barrière cutanée avec des soins hydratants contenant des céramides, des huiles ou des substances antioxydantes. Bref, avant et après l’exercice, quelques gestes simples peuvent aider la peau à mieux vivre le sport.

Monique Lefèvre

Spécialiste Sport

Nutritionniste à la retraite du nord de la France.

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