La peau du poivron gêne souvent la digestion. Une préparation toute simple, plus quelques réflexes en cuisine, peuvent le rendre bien plus agréable.
En bref
- La peau du poivron gêne souvent la digestion
- Le four puis un sac aident à l’enlever
- Cuit, il passe souvent mieux que cru
Vous aimez les poivrons, puis une heure après, le ventre proteste. Souvent, le problème vient d’un détail très concret, la peau.
Le vrai point sensible, ce n’est pas le poivron entier
Le poivron a beaucoup pour lui, mais sa peau peut compliquer les choses. Trop fine pour bien se dissoudre à la cuisson, elle peut irriter les estomacs fragiles. Résultat ? Des maux de ventre chez certains, alors même que le légume, enfin le fruit, reste très apprécié en cuisine.
L’astuce la plus utile consiste à retirer cette peau. Pour y arriver, on fait griller le poivron entier au four à 210 °C pendant 30 minutes. Quand la peau devient noircie et boursouflée, il suffit de placer le poivron encore brûlant dans un sac plastique. En quelques minutes, elle se décolle presque toute seule.
D’autres petits gestes peuvent aider
Si vous voulez aller plus vite, il y a aussi des gestes simples. On peut enlever le pédoncule, les pépins et les membranes blanches à l’intérieur.
Et la façon de le manger compte quand même. Le poivron cru se digère généralement moins bien que le cuit, à cause de ses fibres insolubles, plus difficiles à décomposer par l’organisme. Chez certaines personnes, cela favorise les ballonnements et les gaz. Une cuisson à feu doux rend en général le poivron plus digeste, parce qu’elle attendrit ses fibres et facilite la dégradation de sa structure cellulaire.
Cru ou cuit, on n’y gagne pas la même chose
Tout n’est pas à mettre du côté du cuit. Le poivron cru est plus riche en vitamine C, un nutriment utile pour le bon fonctionnement du système immunitaire, la production du collagène et la lutte contre le stress oxydatif.
Bon, l’idée n’est pas de choisir un camp. Si vous le tolérez bien cru, vous profitez davantage de cette vitamine. Si votre digestion est sensible, le cuit sera souvent un meilleur compromis.
Pourquoi il garde sa place dans l’assiette
Le poivron apporte aussi des caroténoïdes, notamment le bêta-carotène, la lutéine et la zéaxanthine. Ces composés participent à la santé des yeux et peuvent aider à protéger les cellules contre le vieillissement prématuré. On y trouve aussi de la vitamine B6, de la vitamine E et du potassium, utiles au bon fonctionnement du système nerveux, des muscles et du cœur.
Il a un autre avantage, très concret au quotidien. Pauvre en calories mais riche en eau et en fibres, il favorise la satiété et soutient le transit intestinal. Bref, si le poivron vous pèse, le bon réflexe n’est pas forcément de l’abandonner, mais de mieux le préparer.